Le langage du corps

Au tennis, le langage du corps renseigne beaucoup sur l’état d’esprit d’un joueur. On dit même que « le corps est le reflet du mental d’un individu ». Rien qu’à observer le comportement de ce dernier, on peut presque deviner s’il va gagner ou perdre. A force de jouer des tournois, j’ai appris à me connaitre et à me sortir de matchs mal embarqués rien qu’en changeant mon attitude. Parfois on ne s’en rend pas forcément compte, mais notre démarche sur le court nuit terriblement à notre performance. Si bien qu’un adversaire lambda sans réel talent, peut vite prendre l’avantage dans un match voire même le gagner.

 

 

La descente aux enfers :

Il suffit d’un rien pour qu’un match vous échappe. Un point accroché que vous perdez, le soleil qui vous brûle les yeux ou encore, la surface que vous trouvez trop rapide, etc… Au final tout est bon pour trouver des excuses qui justifient votre mauvaise performance du jour. Mais si vous réfléchissez bien, c’est la même chose pour votre adversaire, il joue dans les mêmes conditions que vous ! Soufflez un bon coup et repartez au combat !

 

 

Le langage du corps du « loser » :

Plusieurs signes sont observables chez un joueur à la dérive :

  • Il se trouve des excuses entre chaque point et s’énerve pour un rien
  • Il traîne des pieds et a le regard flottant
  • Il lance sa raquette

 

Au final il perdra plus d’énergie à se plaindre qu’à frapper dans la balle. Alors quand vous réalisez que votre adversaire est dans cet état-là, profitez-en pour l’assommer encore plus, quitte à lui faire perdre tous ses moyens ! Vous verrez qu’au fil du temps la situation tournera à votre avantage et vous gagnerez sans difficulté.

« Et si c’est moi le joueur à la dérive, comment faire pour corriger cela ? »

 

 

 

Ma technique pour éviter d’entrer dans une spirale négative :

Lorsque je suis en match mon attitude se résume à 2 choses : ne rien lâcher et rester calme quelque soit la situation.

Comme tout être humain, il m’arrive de m’énerver quand je suis fatigué ou que je ne sens pas la balle. Ce que je fais donc dans ces cas-là, c’est qu’au changement de côté je me pose calmement et je me fixe plusieurs objectifs. Dans un premier temps je ne dis plus un mot, que je gagne ou que je perde le point. Ensuite si je suis sous pression et que je me sens stressé, j’évacue tout cela en criant légèrement sur chaque frappe tel un guerrier sur le court. Vous verrez, c’est très efficace et même si ça énerve votre adversaire ou qu’il vous fait une réflexion, continuez car rien ne l’interdit dans le règlement. Enfin, je m’encourage lorsque je gagne les points. Au fur et à mesure, les petites excuses se transforment en petites victoires, et je reviens progressivement dans le match.

Dernière chose. Changez la manière dont vous vous déplacez entre les points, en bombant le torse et en marchant de manière déterminée. Cela reboostera votre motivation en indiquant à votre cerveau que vous êtes décidé à gagner !

 

 

Rafael Nadal ce guerrier prêt à tout pour gagner :

Si vous avez déjà regardé un match de Rafael Nadal, vous avez surement dû remarquer son attitude irréprochable. Sur chaque point il se bat comme un lion, ne montre jamais ses émotions et ne conteste que très rarement la décision de l’arbitre. C’est simple, quelque soit son adversaire ou son état de forme, il donne tout ce qu’il a jusqu’au dernier point. Jamais vous ne le verrez se plaindre sur un court. Pour illustrer cela, voici un extrait du livre « Le monde Rafael Nadal, les secrets de sa réussite » de Luca Appino. Il a écrit ce livre en collaboration avec Toni Nadal, oncle et coach de Rafa.

 

Crédit photo mirasha

 

Madrid, Septembre 1999

Lors des championnats d’Espagne des moins de 14 ans, Rafa joue ses premiers matchs avec une fracture à l’auriculaire gauche. Cette blessure est un vrai coup dur car cette compétition est un objectif de sa saison. Elle le gêne énormément notamment pour bien frapper la balle en coup droit. En fait, Rafa ne peut joueur que des coups « coupés ». Pour le déculpabiliser et le soulager, son capitaine de l’époque, Jofre Porta, lui dresse le portrait de son adversaire en demi-finale : un sacré client qu’il est impossible de battre en s’appuyant uniquement sur un coup droit coupé. Ces déclarations sont un vrai électrochoc pour Rafa pour qui rien n’est impossible et sa réponse en dit long : « Effectivement, je peux sûrement perdre mais je peux t’assurer que même blessé ça va lui coûter cher de battre, je ne vais rien lâcher, je donnerai tout ». Vous devinez la suite ? Rafa, mort de faim, parvient à remporter cette demi-finale. Mieux, il enchaine avec la finale le lendemain. La « morale de cette aventure est assez simple. Beaucoup de joueurs et d’entraineurs surfent souvent sur des petits problèmes pour justifier des défaites, visiblement Rafa n’en fera jamais partie !

 

 

J’espère que cet article vous aura plu. Si ce n’est pas déjà le cas, allez liker la page Facebook « Coup Droit Gagnant » pour être prévenu chaque semaine de la sortie d’un nouvel article ! 

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