Le classement français au tennis

Incompris par la plupart des non-amateurs de tennis, le système de classement Français est un parfait moyen d’encourager les licenciés à se lancer dans la compétition. Reposant sur un modèle de handicap, les différents classements sont échelonnés de manière équilibrée afin de permettre aux compétiteurs de juger de leur progression tout au long de la saison. Du NC (Non Classé) au numéro 1 français, tout est fait pour que notre nation se réunisse autour de ce magnifique sport qu’est le tennis !

Un peu d’histoire

Au tout début de l’histoire du jeu, il n’y avait pas autant de classements qu’aujourd’hui. Il n’en existait que dix : 30 ; 15/4 ; 15/2 ; 15 ; 4/6 ; 2/6 ; 0 ; -3/6 ; -15 ; 1e série. Le système de handicap de l’époque était basé sur le « niveau 0 ». Lors d’un match officiel, le handicap différait en fonction des classements des deux joueurs afin d’équilibrer au mieux la partie. Par exemple un joueur classé 1/6 jouant contre un 0 se voyait attribué un point d’avance (15-0) tous les six jeux. Un 2/6 avait deux points d’avance tous les six jeux et ainsi de suite jusqu’au joueur classé 15 qui marquait la fin du handicap de « un point ». Ensuite un joueur 15/1 se voyait attribué deux points d’avance un jeu sur six, donc 30-0 en sa faveur, et cinq jeux sur six avec un seul point de bonification et cela répété tous les six jeux. Un 15/2  partait avec deux points d’avance deux jeux sur six, et quatre jeux sur six avec un seul point et ainsi de suite, etc… Ce système n’est cependant plus utilisé en compétition.

Ce qui différait également à l’époque était la prise en compte des résultats des compétiteurs. Jusqu’en 1973, première année où la mise à jour des résultats s’est faite de manière informatique, les joueurs devaient envoyer manuellement leurs résultats à la fédération s’ils voulaient faire évoluer leur classement. Cela peut paraître absurde de nos jours tellement le système est informatisé mais c’était le cas à l’époque ! Aujourd’hui, plus besoin de se prendre la tête. Le juge-arbitre du tournoi envoie les résultats des matchs directement par internet à la ligue, qui met à jour le palmarès de chacun en un éclair : c’est super pratique !

Enfin, ce n’est qu’en 1993 qu’est apparu le classement intermédiaire (du mois de Mai) permettant aux joueurs ayant fait de bons résultats de faire monter leur classement sans attendre la fin de la saison. Cela a encouragé les licenciés à jouer plus de tournois et le nombre de joueurs classés a rapidement augmenté. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un 2e classement intermédiaire fit son apparition au mois de Février puis un 3e en 2017 avant la mise en place du classement mensuel. Je trouve que c’est une super opération de la part de la fédération qui souhaite faire évoluer le niveau global des joueurs français. Cela permettra peut-être de sortir un vainqueur de grand chelem dans les années à venir qui sait ? 😉

La pyramide des classements

Les classements français sont répartis en 4 catégories différentes allant du niveau amateur jusqu’au classement pro : 4e série, 3e série, 2e série, 1e série. On ne dénombre pas moins de 24 classements sans compter ceux de la 1e série.  Voici la pyramide des classements du tennis (en France) par ordre croissant :

4e série

Non Classé ; 40 ; 30/5 ; 30/4 ; 30/3 ; 30/2 ; 30/1

3e Série

30 ; 15/5 ; 15/4 ; 15/3 ; 15/2 ; 15/1

2e Série

15 ; 5/6 ; 4/6 ; 3/6 ; 2/6 ; 1/6 ; 0 ; -2/6 ; -4/6 ; -15 ; TOP 100 ; TOP 60

1e Série

Elle regroupe les 32 meilleurs joueurs français.

Comment est calculé votre classement?

Depuis le début de la saison 2019, un nouveau système de calcul a été mis en place. Tout d’abord le classement mensuel est calculé à partir du classement d’origine de vos adversaires. Plus vous gagnez contre des joueurs bien classés et plus vous gagnez de points : c’est logique! Il s’agit maintenant de comprendre comment est calculé votre classement. Voici un petit exemple (source FFT) :

Le joueur est classé 30/4 avant le calcul d’un CLASSEMENT MENSUEL.

Palmarès :

1 Victoire à 40 – Format 5 – coefficient 0,2

1 Victoire à 40 – Format 7 – coefficient 0,4

2 victoires à 30/5 – Format 5 – coefficient 0,2

3 victoires à 30/5 – Format 7 – coefficient 0,4

5 victoires à 30/4 – Format 7 – coefficient 0,4

1 victoire à 30/3 – Format 7 – coefficient 0,4

Pas de défaite.

Aucun match de championnat individuel.

Total de victoires sur le terrain : 13, mais avec les coefficients : 4,6 Victoires (valeur arrondie = 5 victoires).

On comptabilisera donc toutes ses victoires sur le terrain car toutes ses victoires (4,6) représentent moins de victoires que le nombre minimum de victoires prises en compte aux échelons 4e série (6 en l’occurrence).

Ce joueur a battu un joueur 30/3 sur le terrain, et peut donc prétendre à monter 30/1 maximum.

Calcul du Joueur à 30/1 :

1 victoire à 30/3 coefficient 0,4 => 1 x 20 x 0,4 = 8 points

5 victoires à 30/4 coefficient 0,4 => 5 x 15 x 0,4 = 30 points

Ses autres victoires à 30/5 et 40 (3 échelons en-dessous ou plus) lui rapportent 0 point.

Son bilan à 30/1 sera donc de : 8 + 30 = 38 points < 210 points (norme messieurs requise à 30/1)

Le logiciel le calculera donc ensuite à 30/2

Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout ! Laisser moi un commentaire en me disant votre objectif en termes de classement pour la fin de la saison ! 😉

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